La CPAM impose aux taxis une tarification illégale, opaque et économiquement intenable. Elle les force à travailler sous leur prix légal, à perte, tout en dissimulant l’usage des sommes non reversées et en préparant un transfert de leur activité vers des opérateurs privés. L’AGIT attaque, parce que cette situation est devenue insoutenable.
Ce que vivent aujourd’hui les taxis conventionnés n’est plus simplement injuste :
c’est devenu insupportable.
La CPAM impose désormais aux chauffeurs une tarification qui n’a aucune existence légale, les obligeant à facturer en dessous du prix réglementaire, parfois à un niveau tel que la course devient déficitaire.
C’est une atteinte directe à leur statut, à leur métier, à leur dignité professionnelle.
Cette exigence est une aberration juridique, mais aussi un non-sens économique :
on demande aux taxis d’assumer des kilomètres de plus, causés par la désertification médicale,
tout en étant rémunérés encore moins.
Une charge supplémentaire pour un revenu amputé.
Un modèle impossible, destructeur.
Et ce discours pseudo-économique, selon lequel “il faut faire des économies”, ne tient pas.
Car l’argent retiré aux taxis ne revient ni au système, ni aux patients.
Il disparaît dans une opacité totale.
Aucune explication.
Aucune transparence.
Aucune justification.
Cette absence de réponses est révélatrice.
Tout indique qu’un transfert d’activité se prépare :
affaiblir économiquement les taxis pour, ensuite, prétendre qu’ils ne sont “plus adaptés”, et confier le marché à des opérateurs privés déjà en embuscade.
Un scénario écrit d’avance.
Un déplacement insidieux, mais visible, du transport conventionné vers d’autres structures.
Le plus révoltant ?
Le système qui impose cette tarification illégale est financé…
par les cotisations des chauffeurs eux-mêmes.
Par leurs charges.
Par leur travail.
Par leur propre effort.
Ils financent un dispositif qui les sous-paie.
Ils financent une structure qui les met à genoux.
Ils financent la transition de leur activité vers d’autres acteurs.
Ce mécanisme est tellement illogique, tellement injuste, tellement contraire au bon sens,
qu’il en devient inadmissible.
Face à cette dérive institutionnelle, l’AGIT refuse la résignation.
Nous portons une action en justice pour :
faire reconnaître l’illégalité manifeste de la tarification imposée ;
mettre fin à l’obligation de travailler à perte ;
exiger des comptes sur l’utilisation des fonds non versés ;
stopper la stratégie de substitution des taxis par des opérateurs privés ;
restaurer un cadre équitable et conforme à la loi ;
protéger une profession indispensable qui ne peut plus supporter cette pression.
L’AGIT porte la colère d’un métier pris en étau.
Et cette colère, désormais, devient action.



